Pour commencer je vais vous parler de cette belle région, dans laquelle j'habite, que sont les Landes.
Histoire
A l'origine, les Landes étaient d'immenses marécages inhabitables par l' Homme, jusqu'à l'invention d'un illuminé anglais, Lord Longlegs, qui construisit sa première paire d'échasses en 1865.
Jusque là, les Landais vivaient dans les marécages, et le corps s'adaptant aux conditions de vie, les plus anciennes familles commençaient à mettre au monde des Enfants palmés, mi-enfant,
mi-murène, mi-raie d'eau.
Habitants
Landais, Landiens, Landucerveaux, quand il est sur des échasses, il est haut-landais.
Surnom
Croque maïs du fait de leur consommation excessive de cette céréale et de leur manie a en planter partout.
Population
Le landais de base est un homme d'environ 1m70. Il est brun mais porte des cheveux très courts, pour plusieurs raisons :
- Les cheveux longs ça fait tapette
- Les cheveux longs, ça fait mal dans la mêlée lors des matchs de rugby.
- Les cheveux longs ça demande de l'entretien.
- Les cheveux longs, ça trempe dans le Ricard.
Le landais de base aime beaucoup les Landes et ne pourrait pas vivre ailleurs, sauf peut-être au Pays Basque, même s' « ils sont trop con ces basques gon » (Le landais moyen ponctue toutes ses
phrases par le mot gon.) De plus, il joue au rugby, déteste les touristes ou tout ce qui n'est pas landais, aime boire et manger.
Dialecte
Il y a autant de patois que de villages, à tel point que les habitants ne se comprennent pas d'un village à l'autre. La seule constante est ce « gon » qui ponctue les phrases, ainsi que les mots
suivants :
- Té : Ah voilà Pascal/ta mère/notre voisin/le berger
- Chou : Tends l'oreille ma mie, taisons nous, je crois que j'ai entendu un canard péter.
- Bah ! : regarde, le foie gras fais des bulles.
- Dia : Voilà qui m'étonne !
- Choune : compagnon, prête donc attention à cette femelle accorte.
- Jaune : Jus d'anis mâché par des vieilles landaises puis fermenté dans des crânes de touristes !
- Oh putain ! : Sapristi, saperlotte, ah quelle surprise.
A ne pas confondre avec « putaing » qui signifie une grosse déconvenue ; tout réside en fait dans l'intonation
Villes landaises
Le département ne compte pas beaucoup de villes, car les Landais détestent vivre en ville, ils laissent ça aux Girondins. On peut tout de même citer les deux principales villes dont on avait
besoin pour l'administration, sinon, on ne les aurait pas faites :
- Mont-de-Marsan : Pas grand-chose, Mont-de-Marsan est le parfait exemple de la ville inutile. Préfecture.
- Dax : Sous-préfecture. La ville affectueusement surnommée Micheline, a trouvé une utilité avec le thermalisme : elle accueille des retraités qui ont le droit de se balader en peignoirs dans les
rues, entre deux bains de boue.
Une curiosité : Ousse Suzan, qui n'a d'habitants que le 29 Septembre, jour de la Saint Michel.
Parmi les villes on peut citer les villes qui n'existent que l'été : Hossegor, Seignosse, Capbreton ou Biscarosse et qui sont habitées deux mois par an par des australiens dont le visage est
entièrement brûlé.
Boire pour oublier
Il est à noter que toutes les villes du département, tous les villages, jusqu'à la moindre bourgade peuplée de 2 pignoufs, trouvent une utilité l'espace de quelques jours pendant les fêtes aussi
appelées ferias. Ces fêtes donnent lieu à toutes sortes d'excès qui montrent bien que la population n'en peut plus. Les habitants sont notamment en état d'imbibition alcoolique continue pendant
les 5 mois que dure l'été Landais. Pendant ces mois là, il est interdit de boire de l'eau, sauf diluée, car les spécificités locales font que l'on tombe en coma hydraulique en moins de temps
qu'il ne faut pour dire Dia. La musique des ferias est assurée par les célèbres bandas, groupes mobiles de musiciens qui entraînes les festayres au son d'air folkloriques empruntés au Pays Basque
proche, à l'Espagne et quelques airs locaux. Tout autre musiques est déclarée « touristique » et donc raillée.